L'autre jour, j'ai vu un couple de quinquagénaire, et en les regardant il y a une question qui m'es apparu
Est-ce que l'amour est éternel?
Très étrange comme question n'est-ce pas? En effet je n'ai pas l'age d'avoir vécu assez d'année en couple avec la même personne pour ne serait-ce qu’effleurer la réponse. Mais est-ce-que l'amour est un sentiment qui peut rester "linéaire", "impassible" face au temps, et être à l'épreuve de plusieurs dizaines d'années. Ou bien:
La plénitude remplace-t-il l'amour?
L'amour se transforme en "drogue", ou même plus en une "accoutumance".
Prenons l'exemple d'une personne qui aime tellement le chocolat qu'il mange son carré de chocolat chaque jour. Cela devient donc quotidien, et du coup au bout d'un an aime-t-il toujours autant le chocolat ou est-ce devenu une habitude, une coutume? Et au bout de 10ans?
Maintenant privons le de chocolat après 10ans (sadique? non), il y sera tellement habitué qu'il ressentira un manque, une habitude qui n'est pas comblé. Hors je suis quasiment certain (qu'en plus d'être devenu obèse) qu'il n'aimera plus autant le chocolat qu'au premier jour.
Bref, d'où se concept de transformation de "l'amour" à "l'accoutumance de la personne aimée"
(Même si mon exemple est erroné par le fait de cette comparaison, le principe reste quasiment le même).
Ne cherchant absolument pas une réponse exacte et universelle je souhaite juste découvrir vos avis sur cette question qui reste assez loin de la séduction mais qui reste tout de même existentielle.
Gustibus non et disputandum
(Avec des questions comme ça je devrais écrire des sujets de philo ...)
Croire en l'éternité: l'amour
Started By Rewen, oct. 28 2011 01:46
3 réponses à ce sujet
#1
Posté 28 octobre 2011 - 01:46
#2
Posté 28 octobre 2011 - 10:31
Très intéressant! J'ai les mêmes interrogations, et j'ai trouvé une réponse qui me convient...
Je pars du principe de l'eau, et non du chocolat.
On boit de l'eau tous les jours : on a pas le choix. L'analogie me semble plus pertinente parce que l'eau correspond à un de nos besoins fondamentaux, et je pense qu'on a aussi un besoin (peut être un peu moins vital, mais quand même nécessaire) d'amour.
Donc, on boit tous les jours et sans cette eau, on ne pourrait pas vivre confortablement, voire pas vivre du tout : imaginez un peu vivre dans la soif, faire tout ce dont vous avez l'habitude de faire avec la bouche sèche et une putain d'envie de boire de l'eau.
Pour moi, tout est là : l'eau est savoureuse dans deux situations :
_ on a SOIF (=besoin de boire).
_ on a ENVIE de boire
Le besoin de boire, pas besoin de disserter dessus : tout le monde sait le bien que ça fait un bon verre d'eau dans ce genre de situation. Toutefois, comme le "presque amoureux" va adorer se retrouver avec une nana dans ses bras quand ça ne lui est pas arrivé depuis longtemps, c'est dans ce genre de moments qu'on se rend compte que c'est PRECIEUX, rare, et savoureux.
Une fois qu'on a vécu ça, je dirais que le principal obstacle, c'est, et tu l'as dit d'une autre manière : la routine, le quotidien.
Pour moi, répondre à ta question, c'est répondre à la question : peut on apprécier boire de l'eau sans soif particulière?
Certaines influences, orientales surtout, m'ont permis de trouver mes réponses à ces questions : être conscient de nous, dans l'instant présent, nous permet de réaliser toutes nos actions sans aucun retour sur le passé, sans souvenirs, sans pensées parasites.
C'est en agissant comme des enfants, mais finalement avec une expérience en plus, que j'arrive à ne pas me détourner de ce qui me plait dans la vie (mais c'est relatif : c'est un combat perpétuel contre soi même!), et que j'arrive à savourer certaines choses avec une intensité qui ne me parait pas diminuer.
Être capable de savourer, sans soif, et en étant uniquement et à 100% dans l'action de sortir un verre, de tourner le robinet, de metttre le verre dessous en le penchant légèrement (ça c'est l'expérience qui m'a appris que mon plaisir était bien plus grand comme ça
), le porter à tes lèvres... C'est une des choses les plus magnifiques et intense que j'ai réussi à faire pour moi...
Pour moi, c'est donc deux choses :
_ se rendre compte du bonheur qu'une chose procure, au moins une fois, dans une situation de besoin ou non.
_ faire abstraction des préjugés, des souvenirs, des pensées parasites, se concentrer sur l'instant que t'es en train de vivre pour mieux l'apprécier : vivre l'expérience que t'es en train de vivre comme si c'était la première fois.
= l'accoutumance ne vient qu'une fois qu'on est accoutumé.
Bonne journée
Je pars du principe de l'eau, et non du chocolat.
On boit de l'eau tous les jours : on a pas le choix. L'analogie me semble plus pertinente parce que l'eau correspond à un de nos besoins fondamentaux, et je pense qu'on a aussi un besoin (peut être un peu moins vital, mais quand même nécessaire) d'amour.
Donc, on boit tous les jours et sans cette eau, on ne pourrait pas vivre confortablement, voire pas vivre du tout : imaginez un peu vivre dans la soif, faire tout ce dont vous avez l'habitude de faire avec la bouche sèche et une putain d'envie de boire de l'eau.
Pour moi, tout est là : l'eau est savoureuse dans deux situations :
_ on a SOIF (=besoin de boire).
_ on a ENVIE de boire
Le besoin de boire, pas besoin de disserter dessus : tout le monde sait le bien que ça fait un bon verre d'eau dans ce genre de situation. Toutefois, comme le "presque amoureux" va adorer se retrouver avec une nana dans ses bras quand ça ne lui est pas arrivé depuis longtemps, c'est dans ce genre de moments qu'on se rend compte que c'est PRECIEUX, rare, et savoureux.
Une fois qu'on a vécu ça, je dirais que le principal obstacle, c'est, et tu l'as dit d'une autre manière : la routine, le quotidien.
Pour moi, répondre à ta question, c'est répondre à la question : peut on apprécier boire de l'eau sans soif particulière?
Certaines influences, orientales surtout, m'ont permis de trouver mes réponses à ces questions : être conscient de nous, dans l'instant présent, nous permet de réaliser toutes nos actions sans aucun retour sur le passé, sans souvenirs, sans pensées parasites.
C'est en agissant comme des enfants, mais finalement avec une expérience en plus, que j'arrive à ne pas me détourner de ce qui me plait dans la vie (mais c'est relatif : c'est un combat perpétuel contre soi même!), et que j'arrive à savourer certaines choses avec une intensité qui ne me parait pas diminuer.
Être capable de savourer, sans soif, et en étant uniquement et à 100% dans l'action de sortir un verre, de tourner le robinet, de metttre le verre dessous en le penchant légèrement (ça c'est l'expérience qui m'a appris que mon plaisir était bien plus grand comme ça
Pour moi, c'est donc deux choses :
_ se rendre compte du bonheur qu'une chose procure, au moins une fois, dans une situation de besoin ou non.
_ faire abstraction des préjugés, des souvenirs, des pensées parasites, se concentrer sur l'instant que t'es en train de vivre pour mieux l'apprécier : vivre l'expérience que t'es en train de vivre comme si c'était la première fois.
= l'accoutumance ne vient qu'une fois qu'on est accoutumé.
Bonne journée
Aide toi et le ciel t'aidera
"Grand esprit, fais en sorte que je ne critique jamais quelqu'un avant d'avoir marché sur le sentier de la vie dans ses mocassins" (proverbe indien)
"Grand esprit, fais en sorte que je ne critique jamais quelqu'un avant d'avoir marché sur le sentier de la vie dans ses mocassins" (proverbe indien)
#3
Posté 28 octobre 2011 - 15:42
En effet ta comparaison avec l'eau est plus pertinente du fait que l'eau est un besoin vital, le chocolat jusqu’à preuve du contraire ne l'étant pas 
Donc si j'ai bien compris se que tu a écrit c'est que l'amour deviens éternel à partir du moment ou l'on sait l'apprécié à chaque seconde, chaque geste et chaque mots, bref l'apprécier dans sa globalité et ce dans l'instant présent.
Et que, au contraire, son intensité s'amenuise à partir du moment ou il devient naturel, quotidien, routinier.
(C'est bien ça je ne me trompe pas?)
Mais il est quasiment impossible que chaque personnes, chaque couples, réussissent à profiter de l'instant présent. Mais beaucoup de couples sont ensemble depuis 10-20-... années.
Ainsi l'amour, une fois devenu une routine, ne devient-il pas l'impossibilité de vivre sans l'autre, chose justement due à cette routine?
Imagine, un aveugle subit une greffe des yeux, il peu de nouveaux voir, admirer, contempler. Sur le coup le bonheur est tellement grand qu'il en a les larmes aux yeux. Il vit plusieurs dixènes année avec jusqu'au moment ou il oublie cette sensation qu'il a ressenti la première fois qu'il a aperçu les formes et les couleurs d'un objet (il oublie d’apprécier le moment présent). Maintenant, ses yeux, il se considère impossible de vivre sans eux, voir fait partit de son quotidien, il ne peut pas les abandonner car ils ne pense pas la vie sans eux.
L'amour reste un besoin, ou devient une nécessite.
Ainsi beaucoup de couples ne ressentent plus l'amour qu'ils éprouvaient au tout debut (voir plus du tout) mais ne peuvent concevoir la vie l'un sans l'autre.
Rewen,
Donc si j'ai bien compris se que tu a écrit c'est que l'amour deviens éternel à partir du moment ou l'on sait l'apprécié à chaque seconde, chaque geste et chaque mots, bref l'apprécier dans sa globalité et ce dans l'instant présent.
Et que, au contraire, son intensité s'amenuise à partir du moment ou il devient naturel, quotidien, routinier.
(C'est bien ça je ne me trompe pas?)
Mais il est quasiment impossible que chaque personnes, chaque couples, réussissent à profiter de l'instant présent. Mais beaucoup de couples sont ensemble depuis 10-20-... années.
Ainsi l'amour, une fois devenu une routine, ne devient-il pas l'impossibilité de vivre sans l'autre, chose justement due à cette routine?
Imagine, un aveugle subit une greffe des yeux, il peu de nouveaux voir, admirer, contempler. Sur le coup le bonheur est tellement grand qu'il en a les larmes aux yeux. Il vit plusieurs dixènes année avec jusqu'au moment ou il oublie cette sensation qu'il a ressenti la première fois qu'il a aperçu les formes et les couleurs d'un objet (il oublie d’apprécier le moment présent). Maintenant, ses yeux, il se considère impossible de vivre sans eux, voir fait partit de son quotidien, il ne peut pas les abandonner car ils ne pense pas la vie sans eux.
L'amour reste un besoin, ou devient une nécessite.
Ainsi beaucoup de couples ne ressentent plus l'amour qu'ils éprouvaient au tout debut (voir plus du tout) mais ne peuvent concevoir la vie l'un sans l'autre.
Rewen,
#4
Posté 28 octobre 2011 - 18:37
J'ai pas le temps de répondre de façon précise, je retournerai plus tard là dessus. Grand chef, sur ce coup-là, je ne partage pas tout à fait ton avis. C'est justement, le souvenir de la soif qui nous fait apprécier l'eau. Ce qui revient sur ce que Rewen dit. Mais en même temps, là où je rejoins Grand Chef, c'est qu'il faut savoir apprécier chaque gorgée d'eau sans avoir peur de la soif pour que ça ne devienne pas de l'accoutumance. U feel me?
Dimp
Dimp
"Quand ton premier soupir se finit dans un cri...
Que je t'aime, que je t'aime"
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"Jamais un échec toujours une leçon"
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